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Ouessant et ses îlots périphériques : des sites remarquables.

L’île d’Ouessant et ses îlots périphériques (côte nord de l’île et la chaussée de Keller) sont des zones à très forts courants, où les eaux sont homogènes toute l’année. Ces caractéristiques font de cette zone une entité à part, fréquentée par des espèces remarquables comme les cétacés.

Les ressources halieutiques emblématiques et d’intérêt stratégique majeur pour la pêche professionnelle se concentrent (bar et langouste) dans des zones difficiles d’accès. Elles font l’objet d’une exploitation par des communautés de pêcheurs professionnels qui sont très dépendantes de ces zones. Dans la baie de Lampaul, la plus grande des baies de l’île d’Ouessant,  une activité de culture (asparagopsis) et de ramassage d’algues (ascophyllum) s’est développée.

On y trouve également des fonds rocheux à des profondeurs importantes, jusqu’à 100 mètres, notamment au nord d’Ouessant. Une espèce de corail, Dendrophyllia cornigera, vit et se développe par 30 mètres de profondeur dans une eau à température constante. C’est  exceptionnel car ce site est le moins profond connu actuellement où l’on trouve cette espèce.

Les îles aux oiseaux

Un fulmar boréal en vol

Les populations d’oiseaux, en particulier les oiseaux marins, sont relativement bien connues et suivies. Sept espèces d’oiseaux marins s’y reproduisent, dont quatre d’importance européenne (l’océanite tempête et les trois espèces de goélands), auxquelles s’ajoute l’huîtrier-pie.

 

 

 

Le fulmar boréal

La colonie de fulmar boréal d’Ouessant représente la plus grande colonie en nombre d’individus dans la région. L’île Keller, au nord d’Ouessant, abrite à elle seule 75 % de cette colonie.

Le goéland marin nicheur et le macareux moine

Ouessant et ses îlots satellites rassemblent près de 20 % de l’effectif français de goéland marin nicheur (742 couples en 2010). Un à deux couples de macareux moine nichaient en 2010, alors qu’ils étaient une quinzaine à la fin des années 1980. La présence de rats surmulots ainsi que l’essor du goéland marin mettent gravement en péril cette micro-colonie, la plus méridionale d’Europe.

Le puffin des anglais

A proximité d’Ouessant, notamment sur l’île Keller, on entend souvent une autre espèce, le puffin des anglais. Néanmoins ces oiseaux ne s’installent pas à cause de la présence des rats qui sont des prédateurs pour ces oiseaux.

Les oiseaux migrateurs

Parmi les 117 espèces d'intérêt communautaire recensées en milieu marin à Ouessant et à sa périphérie, une majorité des oiseaux en mer sont des espèces migratrices plus ou moins rares. Du fait de leur présence, cette île est connue et réputée comme étant un site stratégique pour les migrations.

La flore

Il faut souligner la présence d’habitats terrestres rares et dans un bon état de conservation, en particulier les landes. Le caractère insulaire des groupements de végétaux observés, les conditions climatiques et géomorphologiques atypiques, combinées à une fréquentation et à des modifications  faibles de l’homme confèrent à ces milieux naturels une valeur écologique forte. La valeur paysagère est également à signaler.

On note également la présence d’une espèce de fougère d’intérêt communautaire, Trichomanes speciosum. A Ouessant, on observe cette fougère à l’entrée des grottes suintantes des falaises maritimes. Elle y est recensée en quelques points sur la côte Nord et en baie de Lampaul.

Plongée près de Ouessant