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Le requin pèlerin

Le requin pèlerin est le plus grand poisson au monde après le requin baleine et le plus grand poisson de l’Atlantique nord-est.
Il est rarement observé en Bretagne, sauf dans quelques secteurs côtiers et pendant une partie de l’année, au printemps et en été, notamment en Iroise.

Portrait

Cette espèce dont les plus grands spécimens peuvent dépasser les dix mètres de longueur et peser jusqu’à huit tonnes se nourrit de plancton comme les baleines.
Le requin pèlerin, Cetorhinus maximus, s’alimente essentiellement de petits crustacés, des copépodes du genre Calanus. Les individus se nourrissent près de la surface en nageant la gueule ouverte. Les peignes branchiaux, constitués de 1000 à 1300 branchiospines, qui sont des protubérances situées sur les branchies des individus, permettent de retenir les proies contenu dans l’eau filtrée. Le plancton retenu par les peignes est ensuite aggloméré par du mucus et avalée. Un individu de sept mètres peut filtrer jusqu’à 1 500 m3 d’eau en une heure en nageant à une vitesse d’environ deux nœuds.
Une étude « Sur  les traces du requin pèlerin » a montré que cette espèce occupe principalement le plateau continental européen. Ce résultat confirme ceux obtenus lors d’études précédentes. Les requins pèlerins effectuent des mouvements verticaux journaliers, probablement en lien avec ceux de leurs proies qu’ils suivent. Il est très rare d’observer cette espèce en automne et en hiver ce qui pourrait s’expliquer par le fait que les individus sont très peu présents en surface au cours de ces deux saisons.

Un zoom sur…un programme de suivi par satellite de requins pèlerins en Atlantique nord-est

Un programme international intitulé « sur les traces du requin pèlerin » a vu le jour en 2009 et réunit l’Association pour l’étude et la conservation des sélaciens (APECS), la Fondation Malpelo et Autres Ecosystèmes Marins, le Manx Wildlife Trust, l'Agence des Aires marines protégées, le Parc naturel marin d'Iroise, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, la Hopkins Marine Station (USA), Océanopolis, la Fondation Nature et Découvertes et la société Sillinger.
Les objectifs étaient :

  • de rassembler de nouvelles informations sur les déplacements à grande échelle de cette espèce en Atlantique nord-est,
  • de localiser les secteurs occupés en automne et en hiver lorsque les observations d’individus en surface sont très rares,
  • d’identifier des secteurs pouvant constituer des enjeux forts en termes de conservation afin de pouvoir aider les gestionnaires dans le cadre de l’élaboration de stratégies de gestion et de conservation de cette espèce a priori très mobile.

Sur les dix balises déployées en juin et juillet 2009, neuf se sont détachées et ont transmis des données vers les satellites Argos.
Pour plus d’information, le communiqué de presse sur ce programme.

Où peut-on le trouver en Iroise ?

On rencontre le requin pèlerin en mer d’Iroise lorsqu’il y trouve les conditions favorables pour s’alimenter, lorsque la production de plancton est importante. On peut alors les croiser nageant, seuls, à deux ou en petits groupes. Seuls l’aileron dorsal et l’extrémité de la nageoire dépassent de l’eau, parfois le bout du museau pour les jeunes individus.

Sur les traces du requin pèlerin