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Le large : sous l’influence des vents, de la houle et des courants de marées

Sous l’influence des vents, de la houle et des courants de marées

Vue aérienne de récifs en mer et vue sur l'île de Sein en arrière plan

 Située à la pointe de la Bretagne, cette zone est soumise à l’action de la houle générée au large par les vents et à des courants de marée qui sont parmi les plus forts d’Europe. La forte intensité de ces courants ont pour première conséquence l’existence d’un front thermique marqué appelé «  front thermique d’Ouessant  », un phénomène qui conditionne la richesse de la mer d’Iroise. Ce front apparaissant en période estivale, délimite deux zones d’eaux qui ne se mélangent pas. Une zone chaude, sur 20 à 40 mètres d’épaisseur sous l’effet conjoint de l’intensification de l’éclairement par le soleil et la diminution de la force des vents en été, entoure une zone froide homogène en température sur toute la colonne d’eau.

La vaste zone sédimentaire du large est caractérisée essentiellement par la présence de sédiments sableux grossiers.

Les dunes hydrauliques sous marines (grandes dunes de sables grossiers) se sont formées sur les fonds sous l’influence des courants sous-marins. Dans certains secteurs, ces courants de marées liés à la différence de force entre le flot (montant) et le jusant (descendant) profite aux peuplements de poissons bleus (ou poisson fourrage) comme les lançons et les sardines. Ces poissons profitent d’une part, des abris formés par ces dunes sous-marines, et d’autre part, bénéficient des flux nutritifs au niveau du front thermique. Ces phénomènes océanographiques contribuent à l’abondance des proies et donc à l’importance de la zone pour l’activité de pêche.

Une zone riche mais méconnue

Ce secteur est la principale zone exploitée par la pêche professionnelle. Il est également fréquenté par les requins pèlerins qui se nourrissent du plancton produit au niveau des zones frontales. Il faut souligner que, du fait de sa profondeur et de sa superficie, cette zone représente la majeure partie du volume d'eau de l'Iroise.

Ce domaine pélagique, difficilement accessible, est encore mal connu, les populations de poissons et de céphalopodes restent encore à décrire et leur dynamique à comprendre.

L’utilisation du large par les oiseaux et les cétacés reste également à préciser.

 

Groupe de puffins des baléares sur l'eau

Dans ce but, des programmes d’acquisition de connaissances sont en cours :

  • programme d’acquisition de connaissances sur les oiseaux et les mammifères marins (PACOMM) de l’Agence des aires marines protégées pour comprendre la distribution des prédateurs supérieurs marins ainsi que leur variabilité spatiale et temporelle ;
  • des campagnes d’embarquement d’observateurs sur les bateaux de pêche pour évaluer la ressource halieutique.

 

Plongée au large de l'Iroise