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Les côtes de Crozon : une zone riche et diversifiée

Un patrimoine géologique exceptionnel

Les Tas de Pois

La presqu’île de Crozon constitue une référence nationale pour la période paléozoïque qui s’étend de -543 à -250 millions d’années. La diversité et la qualité des affleurements forment des paysages uniques, à forte valeur patrimoniale et d’un grand intérêt pédagogique.

Les pointes de la presqu’île de Crozon se prolongent en mer en donnant une série de "basses" (rochers du Toulinguet, le Trépied, la Parquette et la Vandrée au nord, les Tas de Pois, le Lis et le Laborieux au centre, la basse Vieille et la basse Wenn au sud). Mis à part ces accidents dus aux structures géologiques, les fonds décroissent régulièrement de la côte vers le large.

 

Une côte diversifiée

Falaises

Les falaises rocheuses monumentales caractérisent essentiellement la façade occidentale de la presqu’île. Ces falaises sont hautes : 100 mètres au cap de la Chèvre, 60 mètres à la pointe de Dinan, à Camaret. Des cordons de galets, grèves de cailloutis et estrans à blocs jalonnent les pieds de ces escarpements rocheux. Ces derniers alternent fréquemment avec d’immenses plages (Lostmarc’h, la Palue, etc.).

Les 110 km de linéaire côtier de la presqu’île de Crozon recèlent plus de 446 grottes marines, ce qui en fait un patrimoine exceptionnel et place probablement la presqu’île de Crozon comme un site de référence pour cet habitat en Europe.

Un banc de maërl est situé dans la partie Ouest de la baie de Camaret. La diversité en espèces est relativement forte et l’abondance semble normale : tout cela concourt à estimer que l’état de santé du banc de maërl de Camaret est satisfaisant.

Une zone riche en espèces patrimoniales

Les mammifères marins et aquatiques

Le site est fréquenté par des mammifères marins de passage et des phoques gris qui utilisent les grottes marines comme abri et reposoir. Le marsouin commun, le grand dauphin et le dauphin commun y sont régulièrement observés ainsi que d’autres espèces remarquables tels que le globicéphale et le dauphin de Risso. La présence de ces populations est à considérer à une échelle plus large mais témoigne donc de la richesse de la zone.

La loutre est présente aux embouchures des deux principaux cours d’eau de la presqu’île où elle trouve des milieux très favorables en la présence de marais côtiers riches en nourriture et en végétation dense. La fréquentation du milieu côtier par cette espèce protégée et d'intérêt communautaire constitue une originalité. Sur les deux sites où des traces de reproduction sont avérées, l’espèce est sédentarisée. Cette présence permanente (vraisemblablement sans réelle interruption) est connue depuis de nombreuses années sur l’étang de Kerloch et depuis plus récemment sur l’Aber.

Les oiseaux

Un goéland marin prenant son envol

La nidification d’espèces d’oiseaux marins nicheurs d’intérêt majeur est reconnue en Presqu’île de Crozon, notamment sur les roches de Camaret, pour :

  • le fulmar boréal,
  • l’océanite tempête,
  • les goélands brun, marin et argenté,
  • le guillemot de Troïl.

Les colonies de mouettes tridactyles et de macareux moine ont en revanche disparu de la presqu’île de Crozon.

Le grand corbeau est une espèce qui niche dans les falaises maritimes, ainsi que le crave à bec rouge. Le faucon pèlerin qui avait disparu de Bretagne en temps qu'espèce nicheuse en 1960, a refait son apparition en presqu'île de Crozon.

L’avifaune hivernante, migratrice ou de passage y est également largement présente.

Plongée près des côtes de la presqu'île de Crozon