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Suivi des populations indicatrices de perturbation et d'évolution du milieu (CRAPO)

Le Parc soutient une étude menée par l’Ifremer et l’Institut universitaire et européen de la Mer (IUEM) sur les populations indicatrices de perturbation et d'évolution du milieu (CRAPO).
L’objectif général de cette étude est de déterminer si une relation existe entre l'augmentation des apports de matière organique d'origine humaine et la surabondance de certaines espèces d’organismes marins comme les ophiures. Ces espèces, proches des étoiles de mer, sont très opportunistes et peuvent profiter de l’enrichissement des milieux pour se développer tout particulièrement l’ophiure noire, Ophiocomina nigra.

Étude en baie de Douarnenez

La mise en évidence de cette relation entre les ophiures et les principaux apports de matière organique est appréhendée en baie de Douarnenez et en fonction des saisons.
L’objectif est de comprendre comment certaines formes d'eutrophisation ou d’enrichissement des eaux, comme les marées vertes contribuent à la prolifération des ophiures.
L’analyse de l’évolution des populations d’ophiures en baie de Douarnenez est basée sur des données d’abondance estimées à partir de dragages. Ces données permettent de comparer l’état actuel des populations d’ophiures dans cette zone à celui des années 1980, une époque où l’enrichissement des eaux était moindre.

L’échantillonnage a été mené en 2011 de façon strictement identique à celui des années 1980 à l’aide d’une drague à coquille Saint-Jacques dépourvue de dents et équipée d’un filet de maille de deux centimètres. Pour ce qui concerne l’ophiure noire, Ophiocomina nigra, l’abondance moyenne était d’environ 4000 ophiures par trait de dragage de 750 mètres en 1983. Elle est aujourd’hui d’environ 20 000 ophiures par trait dans certains secteurs de la baie.
L’ensemble de l’échantillonnage du suivi  mené en baie de Douarnenez en collaboration avec l’équipe de plongée du Parc marin  est désormais achevé. L’étude s’intéresse aujourd’hui aux causes probables de cette prolifération en analysant très finement le régime alimentaire des ophiures, qui expliquera sans doute les raisons de cette abondance.