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Les raies et les requins en Iroise

Parmi toutes les espèces de poissons présentes dans le périmètre du Parc naturel marin d’Iroise, les requins et les raies (regroupés dans la sous-classe des élasmobranches) méritent une attention particulière.
Ce sont en effet des animaux, qui ont une durée de vie longue et situés au sommet de la chaîne alimentaire. Ils sont donc considérés comme des sentinelles de la mer, sensibles à la moindre perturbation du milieu.

Quelles espèces trouve-t-on en Iroise ?

Plusieurs espèces sensibles de requins et de raies fréquentent les eaux de l’Iroise :

  • le requin pèlerin (Cetorhinus maximus),
  • le requin taupe commun (Lamna nasus),
  • l’aiguillat commun (Squalus acanthias),
  • le peau bleu (Prionace glauca),
  • le requin hâ (Galeorhinus galeus),
  • la raie lisse (Raja brachyura),
  • la raie mêlée (Raja microocellata),
  • la raie brunette (Raja undulata),
  • la raie bouclée (Raja clavata),
  • le pocheteau gris (Dipturus batis).

Deux autres espèces, autrefois communes en Iroise et aujourd’hui considérées comme quasiment éteintes à l’échelle de l’Atlantique nord-est sont encore capturées exceptionnellement dans la zone : l’ange de mer commun (Squatina squatina) et la raie blanche (Rostroraja alba).
Les autres espèces présentes dont les populations semblent moins menacées sont : la petite et la grande roussette (Scyliorhinus canicula et S. stellaris), l’émissole tachetée (Mustelus asterias), la raie douce (Raja montagui), la raie fleurie (Raja naevus) et la raie torpille marbrée (Torpedo marmorata).
Il est cependant très difficile, voire impossible, de présenter des données précises sur ces espèces (abondance et aires de répartition), qui n’ont fait l’objet que de rares études dans la zone.
Les requins et les raies subissent de nombreuses pressions qui menacent les populations. Les menaces viennent principalement des captures dans les engins de pêche, de la pollution (hydrocarbures, contamination par les organochlorés et les métaux lourds) et de  la dégradation de l’habitat (modification de la composition du plancton, aménagements du littoral, etc.).
Dans le cas du requin pèlerin qui peut passer de longues heures à se nourrir en surface, les activités nautiques de plaisance pourraient constituer une menace (dérangement, collision).
Afin d’améliorer la connaissance sur les espèces de requins et raies et sensibiliser les acteurs sur les élasmobranches dans le périmètre du Parc naturel marin d’Iroise, des actions sont mises en œuvre en partenariat avec l’Association pour l’étude et la conservation des sélaciens.