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Les oiseaux nicheurs

Les oiseaux nicheurs, qu’ils soient marins ou terrestres, sont l’un des emblèmes du Parc naturel marin d’Iroise (océanite tempête, crave à bec rouge). Le Parc accueille plus d’une dizaine d’oiseaux marins nicheurs de Bretagne, notamment des espèces  d’intérêt patrimonial, tant par leur diversité que par leur nombre. Le Parc naturel marin a la responsabilité de préserver leur habitat pour que ces oiseaux reviennent chaque année s’y reproduire. 

 Les oiseaux marins nicheurs

L’Iroise est une zone d’importance pour les oiseaux marins nicheurs. En 2011, douze des dix-sept oiseaux marins nicheurs en Bretagne se sont reproduits dans le Parc naturel marin d’Iroise : fulmar boréal, puffin des anglais, océanite tempête, grand cormoran, cormoran huppé, goélands brun, marin et argenté, sterne pierregarin, sterne naine, guillemot de troïl, macareux moine.

L’Iroise a une importance internationale pour le goéland brun, avec la présence de 5 % des effectifs mondiaux. Les îles et îlots de l'archipel de Molène abritent les plus importantes colonies françaises d’océanite tempête, avec plus de 90 % des effectifs français du littoral Manche-Atlantique, et de goéland brun. L’île de Banneg abrite la deuxième colonie française de puffin des anglais, et l’île de Béniguet est occupée par la principale colonie de sterne naine de Bretagne.

En Iroise, les sites reconnus d’intérêt pour la nidification des oiseaux et en particulier pour les oiseaux de mer, sont les îlots de l’archipel de Molène, les îlots de la presqu’île de Crozon, Les Fourches, les îles et îlots satellitaires de Ouessant et les îlots de l’île de Sein.

Un zoom sur... l'océanite tempête

Hydrobatespelagicus est le plus petit et léger oiseau marin nicheur d’Europe. Il se reproduit en Atlantique du nord-est, des Canaries jusqu'à la Norvège, ainsi qu'en Méditerranée. En France l'espèce niche en Bretagne et dans les Pyrénées-Atlantiques (Biarritz). Les sites utilisés sont les dessous de blocs rocheux, les terriers, les cordons de galets ou les fissures dans les parois rocheuses ou les murets.

La reproduction en Bretagne est mentionnée depuis le XIXe siècle (Sept-Iles, Camaret, Glénan, archipel de Molène). En Iroise, on dénombrait en 2009, 675 à 730 sites qualifiés de Sites Apparemment Occupés* dans l’archipel de Molène, 73 sur les roches de Camaret et une vingtaine répartis sur d’autres petites colonies, soit plus de 90 % des effectifs français du littoral Manche-Atlantique.

*  Du fait des difficultés d’observations sur ces sites, en particulier à cause de leur accessibilité, et de l’écologie particulière des oiseaux, il n’est pas toujours possible d’effectuer un dénombrement complet des couples nicheurs présents.

Les autres oiseaux nicheurs

Le tadorne de Belon, le busard des roseaux, le faucon pèlerin, l’huîtrier pie, le grand gravelot, le crave à bec rouge, le grand corbeau, et la fauvette pitchou, sont des oiseaux nicheurs également emblématiques et remarquables en Iroise.

Les îles et îlots de l’archipel de Molène abritent les plus fortes populations nicheuses d’huîtrier pie et de grand gravelot de France.

Les falaises d’Ouessant et de la Presqu’île de Crozon présentent un intérêt particulier pour les populations de crave à bec rouge qui apprécient ce type d’habitat.

 

Le dérangement des oiseaux nicheurs

Les oiseaux nicheurs peuvent subir du dérangement lié à la fréquentation des sites de reproduction par des touristes, des usagers de loisirs ou des professionnels. La prédation par d’autres oiseaux ou des mammifères (rats, chats, etc.) peut également être un facteur limitant de leur succès de reproduction.