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Etude des effets du peigne norvégien sur le champ d’algues molénais

Depuis 1995, plusieurs goémoniers se sont spécialisés dans la récolte d’une algue particulière : la laminaire, Laminaria hyperborea.

Cette espèce de grandes algues brunes génère une exploitation, autorisée à l’année, utilisant le peigne à hyperborea, dit "peigne norvégien". Cet outil de récolte agit par arrachage selon un procédé adopté en Norvège.

 Un travail de mesure de l’impact du peigne à hyperborea a été mis en œuvre par le Parc naturel marin, les scientifiques et les structures professionnelles de pêches.

Une ressource abondante

Sept navires se sont spécialisés pour exploiter cette ressource. En effet Laminaria hyperborea, appelée en breton Tali penn ou Melkern, est une algue brune qui représente la composante la plus importante du champ d’algues molénais. Jusqu’en 1997, la production est restée modeste  avec moins de 5 000 tonnes tous les ans. Ces dernières années, son exploitation a fortement augmenté, avec 11 et 12 000 tonnes en 2008 et 2009. 

Une exploitation qui soulève des questions

Aux yeux des professionnels, le peigne cumule de nombreux avantages pour le rendement ou la sélectivité. Cette exploitation soulève pourtant des questions à la fois sur l’efficacité des peignes et sur leur impact sur les fonds marins, comme une altération et une modification de la faune et de la flore au passage des engins.

La faune des forêts de laminaires est complexe, et joue un rôle très important pour l’ensemble du milieu marin côtier.

Le renouvellement de la ressource en algues est également au cœur de la pérennité de l’activité goémonière.

Le peigne norvégien à l’étude

Afin de mesurer l’impact du peigne à hyperborea sur l’environnement et les ressources, le Parc marin mène une étude, depuis fin 2011, avec le Comité local des pêches maritimes du Nord Finistère, l’Ifremer, et les stations biologiques de Concarneau et Roscoff.

Les premiers travaux ont eu lieu sur le plateau des Las dans l’archipel de Molène.

Trois équipes scientifiques ont réalisé de nombreux travaux échantillonnage de la densité d’algues, un suivi de la diversité biologique, de la structure démographique de la population de Laminaria hyperborea et une mesure des plants.

Ce site a été ensuite soumis à exploitation par un goémonier volontaire. Les mêmes mesures ont été répétées après cette exploitation.

Les différentes équipes ont travaillé sur ces données collectées. Elles ont permis de fournir des résultats sur l’impact de l’engin qui varie de manière sensible en fonction de la nature du fond. Ces résultats ont été présentés au conseil de gestion du Parc le 15 mai 2013. Depuis, ils ont été utilisés dans le cadre de la gestion intégrée de Molène et dans la définition de propositions de mesures de gestion pour l'exploitation de l'hyperborea dans l'archipel.