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Le phare des Pierres Noires

Le phare des Pierres Noires construit entre les années 1865 et 1872 a été pensé comme le plus sécurisant possible, innovant dans sa construction.

Une construction sur le modèle des forteresses médiévales

La construction de ce phare se situe dans le même contexte historique que celui du Four. Une première tentative de construction est effectuée en 1866 sur la roche Diamant. Cependant il s’avère impossible d’ériger le feu sur cet écueil trop bas sur l’eau et de diamètre trop réduit. Le 29 juin 1867 , le projet est déplacé sur la Grande Pierre Noire qui était plus facile d’accostage et pour la construction.

Toute l’architecture de la tour a été pensée pour qu’elle soit la plus sécurisante possible. C’est une construction lourde, sur le modèle des forteresses médiévales. Lors de son élévation, le diamètre de sa base et sa densité représentaient presque le double des normes appliquées aux phares précédents. De plus, le phare des Pierres Noires était le premier phare en mer à ne pas utiliser la technique de la base évasée.

Un phare peu visible

Le 1er mai 1872, le phare est officiellement allumé. Cependant, malgré les efforts consentis pour baliser le secteur, le phare ne suffit pas à éloigner les navires du rocher. Par temps de brume, le « Queen of Colonies » et le « Ville de Bilbao » vont venir s’abîmer en janvier et septembre 1875. Le Conseil général du Finistère demande alors l’installation de « trompettes anglaises », ce qui sera fait 3 ans plus tard. Pour améliorer la visibilité du phare, une circulaire de 1891 préconise de peindre la tour. Les ingénieurs des Phares et Balises rechignent à appliquer le texte pour ne pas défigurer leur création, mais les pressions exercées par la Marine finissent par payer. Le phare est alors peint en 1910. S’il est possible de voir encore les Pierres Noires et aussi Kermorvan aujourd’hui, c’est en partie grâce à l’ingénieur allemand Wiedemann. Sous l’occupation, celui-ci a proposé que les optiques soient démontées et précieusement conservées au lieu de détruire le phare.

Le drame de 1965

Le samedi 18 septembre 1965, d’après le journal local «  Le Télégramme » : « Un drame s’est joué samedi matin au phare des Pierres Noires où l’un des gardiens a été emporté par les flots après être tombé de la plate-forme. Il s’agit de Monsieur Bernard Avril, 29 ans, domicilié à la pointe Saint Mathieu. Il était 10h55, le second gardien, Monsieur Guy Le Berre, chef de quart, originaire du Conquet, s’aperçut tout à coup que son compagnon avait disparu. Bientôt de la passerelle, il le vit dans l’eau au pied du phare. Il se précipita alors pour lui lancer une bouée de sauvetage. Monsieur Avril s’y agrippa durant quelques instants, mais ne parvint pas à se maintenir, car la mer était absolument démontée. Monsieur Le Berre alerta alors Le Conquet-Radio. Peu après les canots de sauvetage « Patron Aristide Lucas » du Conquet et « Jean Charcot » de Molène prirent la mer pour rechercher le malheureux gardien de phare. Un hélicoptère de la protection civile se rendit également sur les lieux ainsi sue les palangriers douarnenistes « Poullandard » et « Dahut ». Les recherches furent abandonnées à 16h30, la vedette « Iroise » des Phares et Balises y avait participé, elle a également effectué la relève au phare des Pierres Noires, ramenant sur le continent monsieur Le Berre. ».

Sa description

Localisation : à l'ouest-sud-ouest de la pointe de Saint-Mathieu.

Epoque :  19e siècle, année 1865.

Description architecturale :

  • hauteur au-dessus de la mer : 30,50 m.
  • Taille générale : 28 m.
  • Hauteur de la focale : 25 m.

Description : tour tronconique en maçonnerie de pierres apparentes sur un soubassement à gros grain et une corniche formée de plates-bandes supportant une balustrade à dés.

Plus d’informations sur le phare des Pierres Noires dans la fiche dédiée.