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L’extraction de la roche et les moulins à marée

La présence de la mer a contribué au développement d’activités de transport maritime. Les gabares, bateaux de transport de marchandises de Lampaul-Plouarzel en sont une illustration.
L’extraction de roches sur les rives de l’Ildut à Plouarzel et leur transport par bateaux ont donné lieu à la construction d’héritages bâtis qui ont été préservés parfois jusqu’à nos jours

L’extraction de roche

L'extraction de la roche sur le littoral finistérien est une activité ancienne, datant de la période néolithique (- 5000 à - 2500 avant notre ère) considérée comme l’époque des monuments mégalithiques (du grec = méga et lithos = pierre).
Le granite est la roche la plus souvent extraite, mais des carrières de schiste, de grès ou de calcaire ont été également exploitées.
Il ne s'agit pas d'une activité spécifiquement littorale, mais l'action de la mer favorise l'exploitation de la roche, par la mise à nu des formations superficielles, ainsi que son transport.
Dans la seconde moitié du 19e siècle, l'exploitation s'intensifie et certains sites s’industrialisent, nécessitant la construction de nombreux ouvrages en Iroise et ailleurs. Ces carrières périclitent dans la première partie du 20e siècle et finissent par fermer après guerre.
Cette activité a donné lieu, sur site, à la construction de quais en pierres sèches pour le chargement des navires comme à l’île Melon à Porspoder, ainsi qu'à des débris de taille et dépôts de lest, en raison du transport par voie maritime. Des trous de perforation dans la roche destinés à recevoir des coins s'observent toujours dans les anciennes carrières.
Le site de Kerglonou à Plouarzel, ancienne carrière de granite, a fait l’objet d’une valorisation. Des panneaux explicatifs jalonnent le parcours et permettent de redécouvrir ce lieu anciennement envahi par les broussailles.

Les moulins à marée

Les moulins à marée ou moulins à mer, se sont multipliés aux 16e et 17e siècles en Bretagne avec l'essor des activités artisanales et le développement de la culture du sarrasin.
Ils sont nombreux au fond des estuaires finistériens ou à l'embouchure des petits fleuves côtiers qu'ils barrent par une digue, ce qui explique leur rareté dans les communes littorales du Parc naturel marin d'Iroise.
 Il existait autrefois le moulin de Milin an Aod en Lampaul-Plouarzel et le moulin Mol-Kerjean au Conquet, dont le soubassement est peut-être encore visible sur la digue barrant la ria du Conquet. Pour moudre les céréales et produire de la farine, ces moulins utilisaient l'énergie délivrée par la marée,  et pour certains le courant des cours d'eau à marée basse.
La concurrence des céréales étrangères, l'apparition des concasseurs mécaniques puis l'électrification des campagnes et l'amélioration des voies de communication ont entraîné la disparition progressive des moulins dans les années 1860 à 1940.