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Plongeurs sur épaves

Longtemps réservées aux plongeurs en apnée, aux scaphandriers professionnels ou aux militaires, les épaves sont devenues, avec l’invention du scaphandre autonome, d’un accès plus facile. Depuis les années 1960, les plongeurs sportifs les découvrent.

Les plongeurs sur épaves : à la découverte de l’histoire immergée

Avec l’avancée des techniques, les limites des profondeurs sont repoussées pour les plongeurs. Des amateurs ramènent des images et des récits d’épaves à plus de 100 mètres de fond.

Malgré ces progrès, la plongée sur épaves demande une organisation et une sécurité accrues. Situées le plus souvent dans des zones difficiles, l’environnement marin et ses conditions naturelles en commandent l’accès et rendent délicate leur étude.

Localiser une épave, retrouver son nom et les circonstances du naufrage sont le fruit d’un long travail en archives. Le recueil de ces données par des passionnés, leur classement et leur diffusion grâce à l’outil Internet, facilitent l’accès à ces informations.

Pour les plongeurs, une plongée sur épave est une plongée dans le temps, une rencontre avec des drames humains, une découverte de l’histoire des techniques navales, industrielles, humaines ou militaires. C’est une immersion dans une œuvre d’art sculptée par la mer. C’est aussi l’occasion de découvrir des paysages sous-marins souvent recolonisés par une vie marine riche.

Le Kleber, une grande épave prisée par les plongeurs

Le Kleber, croiseur-cuirassé français, rentre d’une croisière le long des côtes d’Afrique, le 27 juin 1917. Arrivé en vue d’Ouessant, il s’aligne pour pénétrer dans la rade de Brest, quand soudain à la hauteur des Trois Cheminées, il touche une mine sous-marine posée par le sous-marin UJ61. Le choc est violent. Les machines sont rapidement noyées, rendant impossible le sauvetage du navire.

Le commandant Lagorio, assisté de nombreux bâtiments venus à son secours, organise le sauvetage des 568 marins. 38 hommes perdront la vie dans ce sinistre. Le navire sombre à proximité de Basse Royale par 45 mètres de profondeur.

Retourné sur le fond, offrant sa coque au premier regard, le navire sera ferraillé dans les années 70.

Il devient ensuite une plongée prisée des amateurs d’épaves. Ces flancs déchirés permettent une progression au sein des machines. Les tourelles retournées sont moins visibles mais impressionnantes par leurs dimensions. La profusion d’éléments et de pièces différents rend chaque plongée unique.