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Les épaves, sources de vie

La Meuse, le Castel Meur et la Perle sont trois épaves qui reposent en baie de Douarnenez. Elles agissent comme des dispositifs de concentration des poissons en attirant la flore et la faune marines. Elles forment de véritables paysages sous-marins prisés des plongeurs avertis.

Les épaves : sources de vie

Les épaves peuvent être colonisées par différentes espèces animales et végétales que l’on retrouve dans l’environnement naturel proche : alcyons, gorgones, coraux, anémones, oursins, étoiles de mer, moules, poulpes, crabes, tacauds ou congres.

La concentration et la répartition de la vie sur ces épaves dépend de leur situation par rapport aux courants. Ainsi, certaines épaves, très exposées, présentent moins de faune et de flore fixées. Dans les zones sédimentaires, les navires immergés forment des récifs artificiels, qui agissent comme des dispositifs de concentration de poisson, et deviennent des habitats pour des espèces de substrats rocheux.

Certains pays coulent intentionnellement des navires ou des matériaux divers (pneus, structures en béton…). Ces récifs artificiels constituent des lieux de colonisation intéressants pour les scientifiques, les pêcheurs ou les plongeurs. II semblerait que ces immersions, en plus de constituer un risque de pollution pour l’environnement marin, ne contribuent pas à une augmentation de la biomasse mais plutôt à une nouvelle répartition des espèces dans le milieu.

La Meuse, le Castel Meur, la Perle : épaves en baie de Douarnenez

Dans la baie de Douarnenez, trois épaves attirent poissons et plongeurs.

  • La Meuse, ancien aviso de la Marine, sert de cible au cuirassier Jean Bart lors d’un exercice dans les années 1950. Sa coque est retournée depuis peu de temps. Elle s’ouvre, permettant l’accès aux machines.
  • La deuxième est le Castel Meur, chalutier coulé en 1984.
  • Enfin, la Perle est un navire-école de pêche qui talonne sur la Basse-Jaune en 1984. Elle coule pendant la tentative de remorquage. Renflouée, le coût de son réarmement est jugé trop élevé. Il est décidé de l’immerger à côté du Castel Meur pour en faire un récif artificiel.

Ces trois coques attirent beaucoup les poissons. Les tacauds forment parfois des nuages scintillants qui en cachent les structures. La vie fixée y est exubérante. Les plongeurs peuvent passer facilement dans la passerelle et sont parfois surpris par des bars qui glissent rapidement par les sabords. L’accès aux cales et au local de vie est réservé à des plongeurs techniques équipés d’un fil d’Ariane car ces espaces sont encombrés de vase qui, sous l’action des palmes, rend rapidement l’orientation très délicate.