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Des épaves polluantes en Iroise

Les naufrages et les épaves qui en résultent sont souvent synonymes de pollutions. Le naufrage de l’Amoco Cadiz en mars 1978, sur les rochers de Portsall, au nord du Parc et plus récemment, celui de l’Erika en 1999 au large de Penmarc’h rappellent les risques de la navigation en Iroise et les conséquences environnementales que ces drames ont engendrées.

De par leur cargaison, leur fuel de propulsion, les munitions qu’elles peuvent contenir mais aussi leurs éléments constitutifs ou leur armement, les épaves peuvent être sources de diverses pollutions pour le milieu marin.

Epaves et pollutions

L’impact du polluant, dépend de sa toxicité directe sur les espèces animales et végétales, de sa persistance  dans le milieu avant dégradation, de son intégration dans la chaîne alimentaire et de la proximité ou non de zones sensibles d’un point de vue écologique, économique ou touristique.

Les épaves datant de la Seconde guerre mondiale possèdent une coque très fragilisée qui peut laisser s’écouler un polluant vers le milieu extérieur au moindre impact avec des engins de pêche.

Les coques des navires marchands sont plus fines que celles des navires de guerre. Elles se corrodent en 20 à 30 ans et peuvent alors laisser s’échapper un polluant liquide.

En Iroise, les épaves situées au-delà de 100 mètres de profondeur ne sont pas connues. Il est probable que leur ancienneté a rendu toute intervention inutile, le polluant, s’il y en avait à bord de manière significative, s’étant déjà libéré dans le milieu marin.

Le Boelhen, le Magdebourd, le Peter Sif : des épaves polluantes en Iroise

Le Bolhen, le Peter Sif, le Gino, l’Olympic Bravery, le Magdebourd ou le Sopot sont des noms de navires tristement célèbres en Iroise pour les pollutions qu’ils ont générées ou, pour certains, qu’ils génèrent encore.

Le Boelhen, coulé en 1976, transportait un pétrole lourd et visqueux. Il repose aujourd’hui à plus de 100 mètres de fond, au nord de la chaussée de Sein. Il a fait l’objet d’opérations de récupération de sa cargaison après le naufrage.

Le Magdebourd git par plus de 60 mètres de fond avec une cargaison d’autobus et de machines outils.

Le Peter Sif, porte conteneur, coulé en 1979 à quelques centaines de mètres de la côte dans la baie de Lampaul à Ouessant, fait l’objet d’un pompage régulier de ses résidus de soute (fuel lourd) par la Marine nationale.