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Caractéristiques des épaves d’Iroise

À ce jour, on estime à plus d’un millier, le nombre d’épaves sous-marines qui reposent en Iroise. Elles peuvent être particulièrement remarquables. Certaines de ces épaves témoignent directement d’évènements historiques ou de l’évolution des techniques d’architecture et de propulsion navale. D’autres s’inscrivent dans une histoire plus locale ou leurs vestiges constituent des sites paysagers sous-marins particulièrement esthétiques et attrayants pour leurs visiteurs.

Nombre d’épaves en Iroise 

Le programme « Atlas archéologique des biens culturels atlantiques » porté par l'association Adramar et initié en 2005 devrait permettre de recenser au moins une partie du millier d’épaves estimé en Iroise. Ce programme est construit sur le principe d'une base documentaire qui sera mise en ligne et accessible aux publics via internet.

Il convient d’ajouter à cette estimation les nombreux sites archéologiques sous-marins non encore découverts et dont le nombre demeure inconnu. A titre d’exemple, depuis 1855, le naufrage ou la disparition d’un peu plus de 300 grands navires à coque métallique ou à propulsion mécanique ont ainsi été recensés dans ce secteur et seules les épaves de la moitié d’entre eux sont  à ce jour localisées et identifiées.

En savoir plus sur le programme d'Atlas archéologique et les acteurs de l'archéologie.

Répartition 

La carte illustre la densité des épaves en Iroise. Elle rend compte de l'importante proportion des naufrages dans le périmètre du Parc  mais ne vise pas à l'exhaustivité. En effet, elle ne reflète que l'état de l'intégration des sites archéologiques sous-marins au sein de l'application nationale Patriarche du Ministère de la culture et le contenu de la base de données publiée par le SHOM (Service hydrographique et océanographique de la Marine).

Typologie des épaves de l’Iroise

Les épaves peuvent être diverses :

  • bateaux de guerre, comme l'aviso français Vauquois brisé par l’explosion d’une mine en 1940 dans le chenal du Four ou le croiseur-cuirassé français Kléber perdu en 1917 après avoir heurté une mine ;
  • bateaux de commerce, tels le vapeur britannique European englouti à l'ouest de l'île d'Ouessant en 1877 ou le cargo britannique Swansea-Vale disparu en 1918 en baie de Camaret ;
  • bateaux de pêche, dont le chalutier Castel Meur coulé volontairement en 1984 face à Douarnenez ;
  • avions.

Des épaves emblématiques

Des épaves emblématiques

Certaines épaves sont particulièrement emblématiques, tel le Drummond Castle disparu au large de Molène en 1896, et qui a causé la mort tragique de 248 personnes. C'est également le cas de l'Amoco Cadiz, pétrolier échoué au large de Portsall en 1978 (hors périmètre du Parc), qui a provoqué une grande marée noire en mer d'Iroise ou de l’Olympic Bravery qui est l’épave du plus grand navire au monde accessible à la plongée.

On distingue généralement :

  • les épaves dites « contemporaines » c'est-à-dire celles des navires construits à partir de la seconde moitié du XIXème siècle et possédant une coque métallique et/ou une propulsion mécanique. Leurs vestiges, comme ceux du Saracen, du Kléber ou du Colombian, constituent très souvent des structures qui s’élèvent encore au-dessus du fond mais sont susceptibles d’être dispersées ou dégradées à court ou moyen terme par la corrosion, les effets de la houle, les engins de pêches ou les mouillages ; 
  • les épaves de navires plus anciens, construits en bois, qui relèvent d’avantage de l’archéologie sous-marine « classique », comme le Golymin 1814, l’Hermione 1808, le Rhône 1794, le San José 1780, le Magnifient 1804, ainsi que celles, contemporaines mais également construites en bois et sans propulsion mécanique.