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Les marais littoraux : un enjeu pour lutter contre les algues vertes

L’Aber est un bassin versant qui se situe dans la baie de Douarnenez où le développement d’algues vertes et de phytoplanctons toxiques est important. De ce fait, conformément aux objectifs de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE ) la masse d’eau de la baie de Douarnenez ne pourra pas obtenir un bon état écologique avant 2021. L’amélioration du rôle épurateur des marais comme celui de l’Aber pourrait être une des solutions pour une meilleure qualité de l’eau dans cette baie.

Un projet pilote sur le marais de l’Aber

En baie de Douarnenez, le marais du Kerharo a déjà montré l’efficacité de son rôle épurateur mais il nécessite un suivi régulier et un entretien.

En 2010, le Parc marin d’Iroise a lancé avec le Parc naturel régional d’Armorique  un projet de coopération sur le site de l’Aber.

L’objectif est d’étudier les interactions qui existent entre le bassin versant et les eaux marines littorales, puis de mettre en évidence le rôle épurateur d’un marais littoral. Le projet vise également à démontrer si l’aménagement de plantations pour un bocage plus dense sur le bassin versant en amont du marais peut avoir des effets sur la qualité de l’eau.

L’Aber est un bassin versant qui se situe dans la baie de Douarnenez où le développement d’algues vertes et de phytoplanctons toxiques est important. La diminution des apports de sels nutritifs (nitrates et phosphates) est donc essentielle. Le maintien voire l’amélioration de l’efficacité épurateur du marais peut être une des solutions.

En 2010, un diagnostic a été réalisé et il a abouti à la rédaction d’un rapport avec le Parc naturel régional d’Armorique. Ce diagnostic comporte deux volets :

  • l’étude territoriale avec analyse globale des activités, occupation du sol, circulation de l’eau sur le bassin versant, état des lieux et dynamique du paysage (bocage)
  • l’analyse des paramètres qualitatifs et quantitatifs disponibles (données acquises avec l’Agence Régionale de la Santé  et la communauté de communes de Crozon) et définition d’un suivi complémentaire (à l’exutoire du marais salé, entre le marais salé et le marais en eau douce et à l’amont du marais en eau douce)

Les agents du Parc marin vont tous les 15 jours sur le terrain pour effectuer des prélèvements afin d’étudier ce rôle épurateur.

Un marais épurateur

Après avoir lancé en 2010,  le projet du site pilote au niveau de l’Aber, le suivi a été réalisé en 2011 et s'est poursuivi en 2012.

Les premiers résultats montrent une baisse importante des concentrations de nitrates (minimum de 80%) entre l’amont et l’aval du marais. Cette fonction d’épuration se vérifie quelque soit l’heure de la marée. Le marais montre donc une efficacité intéressante pour limiter les apports en azote dans une baie où les enjeux d’algues vertes et de phytoplancton toxique sont importants.

Des propositions pour améliorer l’aménagement bocager à l’échelle du marais sont envisagées pour une épuration plus efficace, notamment assurer la diminution des phosphates en zone côtière.

En 2012, ce projet s'est poursuivi avec des propositions par secteur pour l’amélioration du bocage et la mise en œuvre d’un suivi complémentaire afin de déterminer l’efficacité actuelle du marais et plus largement de l’Aber.