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Identification des causes des pollutions microbiologiques

Les réseaux liés aux problématiques microbiologiques ou d’eutrophisation se sont développés au sein du Parc naturel marin d’Iroise. L’interaction entre la terre et la mer est essentielle, car certaines pollutions du milieu marin dépendent essentiellement d’actions menées en amont sur les bassins versants. Le Parc marin peut accompagner les professionnels et les collectivités pour caractériser l’origine humaine ou animale de la pollution microbienne sur les zones à risque et ainsi améliorer l’assainissement ou les installations agricoles. 

Les pollutions microbiologiques  

Les eaux littorales peuvent être soumises à des pollutions microbiologiques susceptibles de nuire à la santé des usagers du milieu, que ce soit pour les activités de pêche à pied, de baignade, ou encore la pratique d’activités nautiques. Cette contamination microbiologique est souvent liée aux rejets urbains d’origine humaine et/ou agricoles. Elle peut être diffuse ou ponctuelle, temporaire ou permanente.

En raison de ces enjeux, les communes sont tenues de s’assurer de la bonne qualité microbiologique des lieux de baignade et d’effectuer des profils de baignade. Des prélèvements d’eau indiqueront éventuellement la présence de germes pathogènes, indicateurs de pollution microbiologique (contamination fécale).

Les objectifs du Parc naturel marin d’Iroise

Le plan de gestion du Parc naturel marin d’Iroise a fixé l’objectif de garantir un bon état écologique de la masse d’eau de l’Iroise, en passant par l’obtention d’une bonne qualité de l’eau vis-à-vis de la problématique microbiologique pour soutenir et maintenir les activités de pêche et de tourisme.

En effet, l’application de la nouvelle directive européenne sur les normes sanitaires et le classement de salubrité des plages placerait neuf  plages du Parc naturel marin d’Iroise en qualité insuffisante

L’objectif est qu’aucun site de pêche ne soit classé en catégorie C, et qu’aucune plage ne soit classée en qualité insuffisante selon la nouvelle directive « eau de baignade ».

Pour atteindre ces objectifs, le conseil de gestion du Parc naturel marin d’Iroise a validé des principes d’action de soutien et d’accompagnement pour caractériser les origines de la pollution microbienne sur les zones à risque. Le Parc met en place un suivi s’appuyant sur des prélèvements réalisés en partenariat avec Surfrider sur les sites sélectionnés. Les marqueurs humains, porcins et ruminants donneront des indications sur les orientations à prendre pour une meilleure gestion des pollutions.

Protocole de suivi

Un point est suivi où se déversent toutes les eaux issues du bassin versant (exutoire). Selon la configuration de celui-ci, d’autres points de suivis sont à envisager en amont du bassin versant par les communes concernées. Les prélèvements ont lieu tous les 15 jours à des dates ajustées en fonction des évènements pluvieux.

Le protocole est donné par le laboratoire Idhesa, en charge des analyses. Les échantillons sont soumis à l’analyse pour la quantification des bactéries Escherichia coli. Si la quantification d’E. coli indique une contamination microbiologique de l’échantillon, l’analyse sera poussée plus en avant.

Un appel à projets pour les bassins versants

Le conseil de gestion du Parc a sélectionné trois bassins versant pour effectuer ce test et préconiser pour les responsables des actions concrètes en amont.

Les objectifs du Parc sont en particulier :

  • de baisser le nombre de jours de fermeture de la pêche,
  • de n’avoir aucune zone conchylicole classée C et
  • d’éviter le classement "Insuffisant" selon la nouvelle directive adoptée le 15 février 2006 pour les eaux de baignade.

Les sites choisis sont les bassins versants de Porspaul (Lampaul-Plouarzel), Porsmilin (Locmaria Plouzané) et Pentrez dans la baie de Douarnenez.

Les premiers résultats montrent que Porsmilin présente une faible contamination animale (ruminant et porc), Pentrez est marqué par une pollution d’origine humaine et animale alors que Porspaul est majoritairement contaminé par une pollution d’origine humaine. Les marqueurs humains, porcins, ruminants, donneront des indications sur les orientations à prendre pour une meilleure gestion des pollutions.