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Les suivis de la qualité de l’eau du Parc naturel marin d’Iroise

Le Parc a mis en place des stations d’observation qui permettent de mesurer l'évolution générale de la qualité de l'eau et de la biodiversité, mais aussi de recueillir des informations sur  l’influence  des apports océaniques et des rejets continentaux (panaches de la rade de Brest et de la Loire) qui ont un impact fort sur  les espèces et le milieu marin en mer d’Iroise. Les données recueillies permettront de compléter le manque de connaissances dans ce domaine  et d’envisager d’élargir  le réseau de mesures en continuité du plan de gestion rédigé en 2010.

Les sites où le Parc suit la qualité de l’eau

A partir du mois d’avril 2009, le Parc naturel marin d’Iroise a mis en place quatre sites d'observation :

  • station de Molène (sous l'influence d'apports océaniques et du panache de la Rade de Brest),
  • station des Plâtresses (chenal du Four),
  • station de la Baie de Douarnenez (sous l'influence d'apports continentaux),
  • station de Sein (sous l'influence d'apports océaniques et de l'impact de la Loire).

A l’heure actuelle, huit paramètres (température, salinité, pH, nitrates, ammonium, phosphates, silicates et chlorophylle) sont relevés tous les quinze jours sur les stations de la Baie de Douarnenez et de Sein. Le suivi du phytoplancton et du zooplancton est effectué sur trois stations : Molène, Plâtresses et Baie de Douarnenez.

Les premiers résultats

Il est important de suivre les nitrates parce qu’en excès, ils provoquent un développement important de phytoplancton, essentiellement au printemps, et sont donc liés aux risques de marées vertes et d’eutrophisation. 
Une base de données a donc été créée pour :

  • identifier les changements qui affectent la qualité de l'eau générale,
  • commencer à évaluer l'évolution des apports océaniques et des rejets continentaux au sein du Parc marin. En 2010, un premier bilan a été réalisé avec la rédaction d’un rapport.

Les premières données récoltées montrent qu’ils existent effectivement un lien entre les quantités de nitrates dues aux apports des rivières et le développement de phytoplancton.
En baie de Douarnenez, les nitrates présentent un pic maximal en hiver puis diminuent au printemps avec l’apparition du phytoplancton qui les assimile.
A Sein et à Molène où les eaux sont brassées, on observe également des quantités de nitrates élevées en hiver et plus faibles au printemps.
Ces résultats montrent que les taux de nitrates sont plus importants avant le développement du phytoplancton dans les zones côtières (baie de Douarnenez). Ces taux sont plus faibles, mais encore élevés au large (Sein et Molène), en limite du Parc où les masses d’eau sont à l’écart des influences des dépôts que l’on trouve dans la mer à proximité des côtes. Au printemps, les quantités observées sont très proches entre le large et les côtes. Les masses d’eau du large, plus salées et plus pauvres en sels nutritifs, se déplacent vers la zone côtière où le phytoplancton a assimilé la majeure partie des sels nutritifs provenant des rivières. Cette assimilation se poursuit d’ailleurs en mai et juin jusqu’à l’épuisement presque totale des nitrates en baie de Douarnenez.