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La masse d’eau

L’ensemble des masses d’eau du Parc naturel marin de l’Iroise sont soumises à des conditions de salinité, de température, de teneur en sels nutritifs, d’oxygène et de turbidité particulières. Ces propriétés ont d’importantes répercussions sur les êtres vivants et leur environnement. Elles sont également à l’origine de la richesse des eaux du Parc en termes de biodiversité et de productivité. Une richesse que le Parc doit préserver.

Le Parc découpé en six masses d’eau

La notion de masse d’eau a été introduite par la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Il s’agit d’un découpage administratif des milieux aquatiques. Le Parc naturel marin de l’Iroise est divisé en six masses d’eau :

  • Iroise large ;
  • Les Abers ;
  • Iroise Camaret ;
  • Rade de Brest ;
  • Baie de Douarnenez ;
  • Audierne large.

Des phénomènes hydrologiques particuliers

L’hydrologie des masses d’eau de l’Iroise se caractérise par l’existence de :

  • fronts thermiques et halins, notamment au large d’Ouessant et en baie de Douarnenez. Ces phénomènes sont liés d’une part au fait que des masses d’eau soumises à des variations de températures en fonction de la profondeur (eaux de surface chaudes et eaux du fond froides) rencontrent des eaux homogènes en température, et d’autre part à l’arrivée en surface dans la baie de Douarnenez d’eaux dessalées provenant de la rade de Brest ou du sud de la Bretagne (eaux de la Loire et de la Vilaine) ;
  • forts courants de marées ;
  • panaches de la Loire ou de la rade de Brest.

Les espèces et les habitats

Les six masses d’eau du Parc sont des zones d’importance écologique majeure. Les fonds marins présentent une grande diversité d’habitats au sein du Parc :

  • des herbiers de zostère,
  • des bancs de maërl,
  • des champs d’algues,
  • des fonds rocheux, sableux ou vaseux,
  • des dunes hydrauliques  (dunes formées par l’action des courants marins).

La faune associée à ces habitats est souvent caractéristique : on ne trouvera pas les mêmes espèces selon la nature du substrat. L’utilisation des masses d’eau par la faune sera aussi spécifique : certaines zones ont ainsi pu être identifiées comme étant des frayères et des nourriceries, par exemple la baie de Douarnenez pour les poissons plats. Dans la colonne d’eau, on trouve également de nombreuses espèces dont la répartition géographique peut être délimitée. Ainsi, les dauphins sont répartis en deux zones, Sein et Molène. Ces mammifères se trouvent en bout de chaîne alimentaire de l’écosystème qui regroupe des poissons de toutes tailles, le zooplancton et le phytoplancton. Les perturbations de la qualité de l’eau qui affecteront les habitats et le phytoplancton ou le zooplancton pourront avoir des répercussions sur toute la chaîne alimentaire, jusqu’à l’accumulation de toxines dans les organismes des mammifères marins ou des oiseaux.

Les enjeux du Parc naturel marin d’Iroise

Une masse d’eau est considérée en bon état, au sens de la DCE, si elle répond aux critères de « bon état » chimique et écologique. Le « bon état chimique » est évalué par rapport aux caractéristiques chimiques de la masse d’eau, le plus souvent des caractéristiques toxicologiques (présence de substances toxiques ou non). Le « bon état écologique » concerne le fonctionnement écologique et l’état physico-chimique de la masse d’eau (présence ou l’absence d’animaux et de végétaux, biodiversité, perturbations d’origine humaine, oxygène, nutriments, salinité…).
Les enjeux sont nombreux pour le Parc naturel marin d’Iroise parce que ces eaux sont d’une grande richesse en biodiversité et les activités de pêche professionnelle et de tourisme sont très développées et dépendantes de la qualité des eaux.
L’objectif de bon état implique que les masses d’eau n’ont subit que de légères altérations d’un point de vue chimique et écologique.
Le Parc d’Iroise doit évaluer la qualité de ces masses d’eau et atteindre le « bon état écologique » en 2015, excepté pour la baie de Douarnenez qui bénéficie d’un report pour 2021 et le « bon état chimique » en 2015 pour l’ensemble des masses d’eau.

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