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L’ensemencement de coquilles Saint-Jacques ou la relance d’une pêcherie

Autrefois active en baie de Douarnenez, la pêcherie de coquille Saint-Jacques à la drague a peu à peu décliné dans cette zone faute d’une ressource suffisante. Les professionnels de la pêche ont donc sollicité le Parc naturel marin d’Iroise pour effectuer un semis expérimental de coquilles afin de relancer à terme cette pêcherie.

Une démarche concertée

En partenariat avec le Comité régional des pêches de Bretagne, instance représentante des pêcheurs professionnels, le conseil de gestion du Parc s’est saisi du projet de réensemencement de coquilles Saint-Jacques afin de soutenir la pêche côtière. Ce projet vise à diversifier l’effort de pêche notamment en baie de Douarnenez.
Les jeunes coquilles Saint-Jacques naissent et grandissent en écloserie (ferme aquacole), et sont ensuite stockées en mer pour grossir avant l’ensemencement. Lors des semis, elles sont immergées sur les sites reconnus comme potentiellement intéressants. Dans ce projet, le Parc finance les semis et assurera le suivi de croissance des coquilles Saint-Jacques suivant un protocole rédigé par ses partenaires scientifiques. Il évaluera ainsi l’effet de ces semis sur la biodiversité des animaux peuplant les fonds marins (le macro-benthos).
D’importantes discussions ont eu lieu pour déterminer les sites intéressants. L’expertise des pêcheurs professionnels a été sollicitée pour déterminer les zones sur lesquelles la coquille est ou a été présente dans le Parc. Ces informations ont été croisées avec la connaissance des habitats remarquables ou non sur ces sites. Enfin, un état des lieux des sites a aussi été réalisé à bord de l’Albert Lucas, navire océanographique du Parc et de l’IUEM, afin d’évaluer l’abondance de prédateurs potentiels.
Au final, trois sites ont été retenus : deux dans le sud du Parc, un au centre de la baie de Douarnenez, un au sud-ouest de cette baie et un au nord du Parc au large de Molène

Vers une future exploitation ?

Il est prévu à terme, si la croissance des coquilles se montre concluante, d’autoriser l’exploitation des différents sites par les pêcheurs professionnels et ainsi de relancer cette activité de pêche à la coquille dans le Parc. Le choix de la technique de pêche se fera en fonction de la nature des fonds sur lesquels les coquilles ont été ensemencées. La coquille Saint-Jacques est traditionnellement pêchée à la drague. La technique de pêche, qui sera autorisée, devra respecter au mieux les habitats sur lesquels se développeront les coquilles.