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Douarnenez, un port sardinier

Pendant plusieurs décennies, Douarnenez tira sa prospérité des pêches saisonnières (sardine, maquereau, thon) et langoustières.

Plusieurs dizaines d’années de crise ont provoqué la fermeture des conserveries qui employaient bon nombre d’habitants des environs. Malgré tout,  le port de Douarnenez a réussi à conserver son activité. Elle se base notamment sur les débarquements de sardines, en augmentation depuis plusieurs années, qui font peu à peu renouer ce port avec son illustre passé.

Le Parc naturel marin a une antenne sud à Douarnenez, sur l’île Tristan.

Le port

Flottille dominante

Bolincheurs et petits fileyeurs

Le port de pêche départemental de Douarnenez (Rosmeur) situé au nord de la ville, accueille à la fois des activités de pêche, de commerce et de plaisance. Ce port en eau profonde permet aux navires à fort tirant d'eau d’accoster aisément. Il est divisé en deux zones distinctes :

-   au nord, se trouve le Grand bassin qui regroupe des activités de pêche et de commerce,

-   au sud, le bassin du Rosmeur reçoit des navires de plaisance et de pêche côtière.

Le long des quais du Grand bassin, la halle à marée ou criée occupe une superficie de 3 000 m² et rassemble des bureaux, une halle de vente et plusieurs magasins de marée. Elle est équipée d’un système de vente informatisé et d’une chambre froide de 580 m².

Effectif et production

Depuis 1998, le nombre de navires immatriculés dans le quartier de Douarnenez a diminué en moyenne de 51% avec une plus forte diminution des navires de plus de 12 mètres. On avoisine aujourd’hui les vingt navires dont dix-neuf armés pour la pêche côtière et un à la pêche hauturière.

Pour la pêche côtière, près de 60% des navires n’exercent qu’un seul métier. Les autres unités sont relativement polyvalentes et pratiquent deux métiers ou plus tels que la drague, la palangre, le filet et la ligne.

Même si le nombre de navires immatriculés à Douarnenez est limité, ce port accueille de nombreux navires qui l’utilisent comme port d’exploitation en raison de sa situation géographique favorable, notamment par mauvais temps. Ceci explique que certains débarquements ne passent pas par la criée de Douarnenez  mais soient directement transférés dans des camions pour la vente dans d’autres halles à marée. Il s’agit notamment d’unités espagnoles dont la pêche est transportée par voie terrestre vers les criées espagnoles, ou d’unités appartenant à des armements du sud-Finistère qui vendent leurs produits de pêche sous la criée du Guilvinec. Le fait de cumuler le tonnage débarqué sous criée (4500 tonnes à la fin des années 2000) et le tonnage débarqué à destination d’autres halles à marées  ou d’usines de transformation (25000 tonnes à la fin des années 2000) fait de Douarnenez le premier port départemental. On note une tendance à la hausse des débarquements, notamment sur la sardine qui est l’espèce phare de la vingtaine de bolincheurs qui fréquentent le port de Douarnenez.

Il est à noter qu’au cours de la décennie 2000, le nombre de navires actifs dans le périmètre du Parc marin et ayant pour port d’exploitation Douarnenez est passé de 15 à 25.