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Camaret, le règne de la petite pêche côtière

Aujourd’hui, le port de Camaret-sur-mer maintient une petite pêche côtière qui assure l’approvisionnement des restaurateurs et poissonniers locaux. La pêche à la sardine avait fait sa prospérité durant plusieurs siècles. La crise du début du XXème siècle obligea les pêcheurs locaux à se reconvertir dans la pêche à la langouste qu’ils capturaient au large des côtes espagnoles, portugaises, irlandaises, marocaines et mauritaniennes. En 1960, Camaret devint le premier port langoustier d’Europe. Un âge d’or qui prit fin au début des années 1990.

Le port

Flottille dominante

Ligneurs-palangriers

Le port communal de Camaret-sur-mer situé à l’entrée du Goulet de Brest accueille à la fois des activités de pêche, de plaisance et dans une moindre mesure de commerce. Depuis 2003, il est géré par la commune.

On peut distinguer quatre zones portuaires :

  • celles du Notic et du Styvel situées au fond de l’Anse de Camaret et celle du Vauban à l´extrémité du Sillon, accueillent l’activité de plaisance.
  • Le quai Téphany, dans la partie nord de l’anse accueille quelques entreprises et le transit passager estival vers les îles du Ponant. Elle constitue la zone d´amarrage, de débarquement et d’avitaillement des quelques bateaux de pêche professionnelle.

En plus des systèmes de pesée et de stockage à froid des produits de la pêche, les professionnels ont la possibilité d’utiliser le système de transport des produits de la pêche vers la criée de Saint-Guénolé (Penmarc'h) mis en place par la mairie de Camaret. Hors saison le transport s’effectue tous les deux  à trois jours, la marchandise étant stockée dans la chambre froide du port. Au cours de l’été, ce transport est journalier.

 

Effectif et production

Vingt-trois navires sont immatriculés dans le quartier maritime de Camaret-sur-mer, dont onze sont actifs dans le périmètre du Parc naturel marin d’Iroise.

Depuis 1998, la flottille basée à  Camaret a diminué en moyenne de 29%. Il est à noter la disparition complète des navires de taille supérieure à 12 mètres. Cette diminution n’a pas épargné les navires actifs dans le Parc, dont le nombre est passé de  18 à 11 au cours de la décennie 2000.

La production de Camaret est estimée à 130 tonnes pour une valeur de plus de 450 000 euros. Le congre (53 tonnes), l’émissole (12 tonnes), le griset ou dorade grise (12 tonnes) sont les principales espèces débarquées. A cette même époque, 68 tonnes de poissons, crabes ou coquillages ont été débarqués par les 11 navires travaillant dans le périmètre du Parc.