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Les métiers de l’hameçon

Les pratiques de la ligne et de la palangre sont très répandues en Iroise. Près de soixante navires ont choisi ce métier, pour la plupart des petites unités de moins de neuf  mètres. Ceci s’explique par les conditions hydrodynamiques (courant, houle, marée) de la zone Iroise qui sont particulièrement favorables à la présence d’espèces nobles, telle que le bar.

Les métiers de l'hameçon

 

Les métiers de l’hameçon comportent une grande diversité de techniques de pêche. De la ligne de traine pratiquée en pleine eau à la palangre de fond ou flottante, chacun de ces engins est adapté à l’espèce ciblée. La pratique de la ligne est propre à de petites unités n’accueillant qu’un homme à bord. Pour la palangre, les  embarcations sont plus importantes avec un équipage plus nombreux.

Espèces ciblées

Ligneur

Bar commun, lieu jaune et dans une moindre mesure, dorade rose, griset et pagre.

Palangrier 

Congre commun, bar commun, lingue franche, lieu jaune et les dorades (dorade rose, griset et pagre). 

Les lignes parfois fixées sur tangons ou cannes, sont lestées et équipées d’un à quelques hameçons selon la cible. Elles sont mises en œuvre au mouillage (pour la dorade), en dérive ou « à la traine », en surface ou sur le fond dans des zones brassées, à forts courants ou sur les fonds rocheux à proximité des épaves. Les techniques du lancer ou de la pêche à la dandine sont également pratiquées par certains ligneurs.

La ligne à main est un métier sélectif et pourvoyeur de poisson de qualité. Elle est aussi largement pratiqué par les pêcheurs plaisanciers.

Les palangres, qualifiées d’art dormant, sont des lignes généralement calées sur le fond près des côtes, pour quelques heures ou pour une nuit entière selon le lieu de pêche, le type d’appât et l’espèce ciblée. Une palangre, c’est une ligne maitresse à laquelle sont fixées des lignes secondaires plus petites, les avançons au bout desquels est hameçonné un appât choisi selon l’espèce recherchée. Les palangres sont dites « flottantes » lorsque des flotteurs sont placés le long de la ligne maitresse qui peut atteindre plusieurs kilomètres. Les hameçons sont garnis d’appâts ou « boetté » (terme emprunté au breton « boet » qui signifie nourrir) ou de leurres artificiels.

 

La flottille en Iroise

54 ligneurs pratiquent ce métier dans le Parc dont 24 ligneurs exclusifs, 9 palangriers-ligneurs et 21 fileyeurs-ligneurs-palangriers. Les ligneurs sont majoritairement immatriculés dans le quartier d’Audierne mais aussi du Guilvinec, de Douarnenez, de Camaret, et de Brest.

La flottille des ligneurs exclusifs est la seconde, en terme d’effectif dans le périmètre du Parc naturel marin d’Iroise. La longueur moyenne de ces navires est d’environ neuf mètres.

Les palangriers sont immatriculés dans les quartiers d’Audierne, du Guilvinec, de Douarnenez, de Camaret, de Brest et de Lorient.

>> les ports de pêche du Parc

38 navires pratiquent le métier de la palangre dans le périmètre du Parc marin : 8 palangriers exclusifs, 9 ligneurs palangriers et 21 fileyeurs ligneurs palangriers. La taille moyenne de ces navires est de 9,3 mètres pour la flottille « des hameçons » avec un à onze marins embarqués et 8,5 m pour la flottille des fileyeurs-ligneurs-palangriers avec un à trois marins à bord.

Certains professionnels ligneurs sont polyvalents et pratiquent plusieurs métiers selon les périodes de l’année. Ils associent la pêche à la ligne à la pose de palangres ou de filets

 

Les enjeux dans le parc

Une étude sur la situation économique de la pêche dans le  Parc marin d’Iroise a montré que le bar était l’espèce la plus importante en valeur pour les pêcheurs de son périmètre. En effet, cette espèce a généré 1,7 million d’euros en 2009 pour 108 tonnes débarquées ce qui représente 40% de la production en valeur. Une grande partie du bar est pêchée par les métiers de l’hameçon qui ciblent cette espèce noble parmi les zones de remous riches en oxygène.

Conscient de l’importance de cette espèce pour les pêcheurs opérant dans son périmètre, le Parc naturel marin d’Iroise, conjointement avec Ifremer, mène un programme de marquage de bars qui permet de mieux connaitre les comportements migratoires de cette espèce et le rôle de la zone Iroise dans son cycle de vie.