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La récolte du goémon embarquée, un métier essentiel pour l’économie de l’Iroise

Pratiquée depuis plusieurs siècles, la collecte du goémon a participé à l’essor de l’économie bretonne et représente encore aujourd’hui la première activité en Iroise en termes de volumes débarqués. L’activité goémonière fait aussi partie des paysages et de la culture maritime de l’Iroise. On distingue communément l’activité embarquée, qui cible les espèces de laminaires, de la récolte à pied d’algues de rives. L’archipel de Molène assure à lui seul près de 40% de la production nationale des laminaires.

La récolte des algues, une spécialité de l'Iroise

 

Les deux espèces principales de laminaires récoltées donnent lieu à deux techniques de pêche différentes.

Espèces ciblées

Algue tali, Laminaria digitata
Algue mel karn, Laminaria hyperborea

 La tali ou l’algue Laminaria digitata est exploitée à partir de navires armés d’un ou de deux crochets en acier, les « scoubidou ». Cet engin suspendu à un bras hydraulique, enroule les frondes des laminaires par un mouvement de rotation puis les arrache de leur substrat pour les ramener à la surface.

 

L’algue Laminaria hyperborea, appelée en breton tali-penn ou mel karn, est exploitée à partir de navires armés d’un peigne norvégien (ou drague). Cet engin, qualifié d’art trainant, d’une largeur de 1,5 mètres environ, est trainé sur le fond et arrache les algues de leur substrat en les coinçant entre ces huit  ou dix dents. Récemment, les peignes ont connu de profondes modifications notamment en terme de flottabilité en vue d'améliorer leurs performances.

Selon la saison, les goémoniers qui récoltent le « tali » récoltent également le « mel karn », mais certains peuvent aussi pratiquer la pêche à la drague, le plus souvent en rade de Brest, ou la récolte des algues de rives.

 

La flottille en Iroise

Les goémoniers sont principalement immatriculés dans le quartier de Brest et débarquent la majorité de leurs récoltes au  port de l’Aber Ildut , ce qui en fait le premier port de débarquement d’algues d’Europe. Les 21 navires qui exploitent l’algue Laminaria digitata et les huit navires qui exploitent l’algue Laminaria hyperborea dans le Parc travaillent sur l’archipel de Molène et au large des côtes des communes de Plouarzel à Porspoder dans le Nord Finistère.

 

Les enjeux dans le parc

Le champ d’algues molènais est le plus vaste d’Europe et représente un enjeu de production important pour les professionnels. Conscient de cette importance, le Parc naturel marin d’Iroise a lancé un vaste projet de cartographie du champ d’algues qui devrait permettre d’estimer avec plus de précision la biomasse en place. Parallèlement, un projet a été lancé sur l’impact du peigne norvégien sur les champs d’algues, ce qui permettra d’améliorer les connaissances sur cette technique de pêche apparue il y a peu en Iroise.