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Le casier, un métier sur le retour

Métier autrefois roi en mer d’Iroise, le casier a peu à peu perdu du terrain au profit du filet. Toutefois, à l’heure des réflexions sur la sélectivité, cet engin a retrouvé ses lettres de noblesse. A l’aide d’un appât situé dans une cage, cette technique permet de capturer vivants plusieurs espèces de crustacés. Une grosse majorité des professionnels pratiquant ce métier dans le Parc marin travaillent également au filet.

Le casier, un art dormant

 

Espèces ciblées

 Tourteau, homard, araignée de mer et seiche  mais aussi langouste rouge, étrille et crabe vert .

 

Cages en bois, en plastique ou en acier, de différentes formes, lestées et posées sur le fond, les casiers sont conçus pour retenir les tourteaux, les homards et les araignées de mer qui y sont entrés. Certains engins plus petits, aux mailles resserrées, ciblent également les étrilles, les crabes verts et les crevettes. Disposés « en filière » après avoir été appâtés avec du poisson ou « boettés » (terme emprunté au breton « boet » qui signifie nourrir), ils sont utilisés en période de mortes-eaux, mouillés pour 24 à 48h et relevés avant que les captures ne s’en échappent.

L’utilisation de cette technique, très répandue en Iroise jusqu’au milieu des années 1980, a été progressivement supplantée par celle du filet. Toutefois, de nombreux armements reviennent aux casiers et mixent à présent les deux modes de pêche. Les petits caseyeurs (les plus nombreux en Iroise) travaillent à la côte et recherchent plusieurs espèces en fonction de leur abondance saisonnière (crabes, homards, araignées). Les plus grosses unités ciblent souvent le tourteau.

 

 

 

La flottille en Iroise

Sur les seize navires pratiquant le métier du casier dans le périmètre du Parc, sept sont des caseyeurs exclusifs et neuf des caseyeurs fileyeurs. Ils travaillent le long des côtes de Landunvez au Conquet, autour de l’archipel de Molène, le long des côtes de la pointe de Penharn (commune de Cleden-Cap-Sizun) au port de Douarnenez, le long des côtes et sur les basses situées entre la pointe de Pen-Hir (commune de Camaret-sur-mer) et le Cap de la Chèvre et sur les différentes basses et roches de la baie de Douarnenez. 

>> les ports de pêche du Parc

La taille moyenne de ces navires est  de sept mètres pour la flottille des caseyeurs exclusifs et de dix mètres pour la flottille des caseyeurs fileyeurs. Le nombre de marins à bord varie de  un à deux pour les caseyeurs exclusifs et de un à quatre pour les caseyeurs fileyeurs. 

Les enjeux dans le parc

Les caseyeurs font partie des navires les mieux représentés dans le Parc et devraient faire l’objet d’une campagne d’acquisition de connaissance plus poussée dans les années à venir. En accord avec les structures professionnelles partenaires, cette flottille pourrait en effet être intégrée au programme d'embarquement du Parc