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La récolte des algues de rive, une activité professionnelle ou occasionnelle

La collecte des fucales et du goémon noir a longtemps été considérée comme une activité d’appoint par la population locale, notamment par les retraités et les jeunes résidents de l’Iroise. Ce ramassage, qui se pratique toujours à pied, s’est professionnalisé depuis peu : une vingtaine de récoltants a en effet obtenu une autorisation administrative. Désormais professionnels, ils sont soumis à l’obligation de déclarer leurs récoltes et doivent respecter un plan d’exploitation de la ressource.

Espèces ciblées

  • Les fucales : Ascophyllum nodosum, Fucus vesiculosus et Himanthalia elongata,
  • Une espèce de laminaire : la Laminaria saccharina (kombu royal),
  • Les algues rouges : Chondrus crispus (pioka ou lichen) Palmaria palmata (dulse) et Porphyra umbilicalis (nori).
  • Les algues vertes : l’Ulva lactuca et Entéromorpha linza (aonori).

La récolte d’algues de rive

La cueillette d’algues de rive est une pratique ancestrale surtout dans le Finistère Nord. En effet depuis le XVIe siècle, les différentes espèces d’algue ont fait l’objet d’usages divers au gré des époques. La récolte se pratique à pied sur l’estran à marée basse à partir d’un coefficient de 70 et nécessite selon les espèces l’utilisation d’outils particuliers.

 

 

Les techniques de récolte

Les algues sont récoltées à la main pour :

  • le petit goémon (pioka ou lichen),
  • la dulse,
  • la laitue de mer,
  • le nori,
  • les haricots de mer.

Les fucales sont récoltées à l’aide d’une faucille. Les algues échouées se ramassent à la fourche et sont chargées en tracteur.

Espèces multiples, usages divers

  • La coupe des goémons de rive est l’activité principale liée à la production agricole (alimentation animale, fertilisants) et d’alginates (gélifiants) ;
  • La récolte du petit goémon est quant à elle une activité saisonnière estivale liée à la production en carraghénanes (gélifiants) ;
  • La récolte d’algues alimentaires est une activité récente qui tend à se généraliser.

Les enjeux pour le Parc

On distingue communément les récoltants professionnels qui vivent de leur activité et les récoltants occasionnels pour qui, l’activité ne représente qu’un complément. Le Parc se doit de sensibiliser ces deux populations pour une exploitation durable des champs d’algues de rive. En effet, le projet ALGMARBIO, porté par Inter Bio Bretagne vise à labéliser cette activité en croisant des zones où la qualité de l’eau est satisfaisante et des mesures de gestion appropriées. Le Parc naturel marin d’Iroise se trouve associé à cette démarche qui exige la diffusion de bonnes pratiques de récolte.

Parallèlement, le Parc se trouve engagé dans plusieurs projets de cartographie de champs d’algues qui permettront à terme d’appréhender de manière plus précise la biomasse en place et d’adopter les mesures de gestion adaptées.

 

 

Pour aller plus loin

Guide des bonnes pratiques des récoltants d’algues de rive (co-financé Parc)