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Le programme d’embarquement, un enjeu de connaissance

En lien avec un programme d’embarquement national existant, les agents du Parc naturel marin d’Iroise, ainsi que des observateurs partenaires,  embarquent depuis septembre 2011 sur les bateaux volontaires de quatre flottilles : fileyeurs, chalutiers, bolincheurs et palangriers. Ils contribuent ainsi à améliorer les connaissances sur les pratiques de pêche au sein du Parc.

Collaborer pour une pêche durable

En collaboration avec les organismes professionnels de la pêche et de l’Ifremer, le programme d’embarquement sur les navires a pour but de mieux connaître l’activité de pêche professionnelle dans le Parc et de favoriser une exploitation durable des ressources halieutiques. Le Parc s’appuie sur le programme existant OBSMER que les scientifiques d’Ifremer développent depuis plusieurs années sur l’ensemble du littoral français, en application d’une directive européenne qui oblige les Etats membres à collecter des données sur les pêcheries.
A raison de six jours par mois, les agents embarqués recueillent des données sur les espèces pêchées et celles rejetées à la mer. Par exemple, les espèces ciblées par les fileyeurs, comme la baudroie ou le lieu, ne sont pas les seules à se prendre dans les mailles des filets. Il est donc intéressant de voir les espèces accessoires, non désirées par le pêcheur, qui sont remontées et éventuellement conservées.

 

Mieux connaitre les interactions entre pêche et mammifères marins

Les agents analysent aussi les interactions qui peuvent exister entre la pêche d’un coté et les mammifères marins et les oiseaux de l’autre. On cherche alors à déterminer la fréquence de prises de mammifères ou d’oiseaux dans les engins de pêche. Un autre versant de l’interaction entre l’homme et les mammifères marins est également étudié : celui de la déprédation, c’est-à-dire la consommation de proies directement dans les engins de pêche. Ainsi, certains phoques gris jeunes ont pris l’habitude de se nourrir dans les filets et continuent à le faire une fois adultes. Selon les scientifiques, les stratégies d’alimentation des phoques gris varient selon les individus et dépendent des conditions dans lesquels les jeunes ont chassé leurs premières proies. L’objectif de l’observation est donc de qualifier et quantifier ce phénomène, qui peut représenter un manque à gagner pour les professionnels. 

L’embarquement, un outil de connaissance essentiel

Ces embarquements font suite à la précédente campagne sur les bolincheurs qui s’étaient tenus de mars 2010 à mars 2011. Suite à un avis conforme du Parc sur la bolinche, il s’agissait alors d’évaluer l’impact de la senne sur les petits fonds, d’améliorer les connaissances sur les espèces ciblées, les prises accessoires et les rejets.  Le taux de participation élevé des professionnels a permis de recueillir une donnée abondante et de qualité, synthétisée dans un rapport rendu public en début d’année 2012 :

 

 

 

 

 

Les embarquements représentent un enjeu de connaissance important pour le Parc naturel marin d’Iroise. Ils permettent, en effet, de renseigner plusieurs indicateurs du tableau de bord dont la comparaison sur plusieurs années permettra d’affiner les outils nécessaires à un meilleur équilibre entre préservation des ressources et développement d’une activité économique durable.