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Le bar

Quel poisson a plus de notoriété que le bar en Iroise? Recherché par les pêcheurs de loisir pour sa combativité ou par les professionnels pour la qualité de sa chair, le bar reste encore abondant dans nos eaux. Ce robuste prédateur affectionne les eaux fraîches et agitées du Raz de Sein et de la Chaussée de Keller. Mais c’est aussi un grand migrateur qui en hiver déserte nos côtes pour aller se reproduire en Manche ou dans le golfe de Gascogne…

Fiche d'identité

Pour en savoir plus :

  • Identité :
    • Nom scientifique : Dicentrachus labrax
    • Nom local : bar
    • Nom breton : drenek
  • Classification :
    • Classe : actinoptérygien (poisson osseux)
    • Ordre : perciforme
    • Famille : moronidé
  • Morphologie : C’est un poisson élancé et fuselé. Son corps est recouvert de fortes écailles argentées. Il a deux nageoires dorsales et la première est hérissée de rayons épineux. Son dos est plus foncé que son ventre. Le bar sauvage est plus trapu que le bar d’élevage.
  • Taille/poids : Jusqu’à 1 m pour les plus gros — jusqu’à 12 kg !
  • Régime alimentaire : Carnassier, c’est un chasseur qui mange beaucoup de petits poissons (lançons, sardines, sprats, anchois, gobies… et même des jeunes bars !). Il se régale aussi de vers, de coquillages, de crustacés (crevettes, crabes verts…).
  • Statut de protection : Il n’est pas protégé. Cependant, la taille minimale de capture du bar est de 42 cm.
  • Niveau de population mondiale : Peu d’informations. Incertitude importante sur l’évaluation des stocks. Espèce encore assez abondante.
  • Niveau de population en Iroise : commun
  • Facilité d’observation : Assez difficile à observer en plongée, mais il peut se montrer très curieux !

 

Où vit-il ?

Il habite toutes les eaux côtières de la Norvège au Maroc, ainsi qu’en Méditerranée.

 

Importance économique

Depuis longtemps, le bar est apprécié pour sa chair. Il est extrêmement convoité par les pêcheurs professionnels. On le pêche à la traine (ligne tirée par un bateau), à la palangre (ligne fixée au fond), au chalut pélagique ou à la bolinche (senne). Les élevages de bars se sont aussi beaucoup développés le long des côtes. Mais cette aquaculture génère des problèmes de pollution des eaux.
En Iroise, plusieurs petits navires professionnels pêchent à la ligne le bar autour d’Ouessant ou dans le raz de Sein. Ces endroits sont réputés pour leurs courants très importants. Cette pêche sélective est plutôt respectueuse de l’environnement. Le poisson ainsi capturé est estampillé d’un label particulier « bar de ligne ». Il a une valeur commerciale plus importante.
Le bar est aussi activement recherché par les pêcheurs amateurs. On estime d’ailleurs que les prises annuelles des plaisanciers sont équivalentes à celle des ligneurs professionnels. Pour beaucoup, c’est une vraie passion ! Les concepteurs de leurres pour capturer ces poissons font preuve de beaucoup d’imagination !

 

Comment le rencontrer en Iroise…

Le bar affectionne les eaux très oxygénées et agitées. Il est donc assez difficile de l’observer en plongée sous-marine. Cependant, il peut venir chasser le lançon sur les plages, dans les baies ou dans les abers… Le soir, on peut repérer des bars en chasse depuis la côte. Quand la mer est calme, on observe alors plein de petits poissons qui agitent la surface pour tenter de s’enfuir. Bien souvent, ce sont les goélands qui sont les premiers à profiter du festin ! Moins frénétiques que les maquereaux, les bars ne sautent pas hors de l’eau quand ils chassent !

 

Biologie

En Atlantique, il peut se reproduire à partir de sa 4ème année. Sa taille est alors voisine de 36 cm. La ponte a lieu entre février et mai. Durant cette période, les poissons se regroupent sur les zones de frayère (zones de ponte) en bancs réunissant parfois plusieurs milliers d’individus. Les bars sont migrateurs et peuvent parcourir de grandes distances en hiver pour rejoindre les zones de reproduction de la mer celtique et du golfe de Gascogne. La reproduction se fait en « pleine eau ». Un ou plusieurs mâles suivent une femelle à l’abdomen gonflé. En la pressant, ils l’aident à libérer ses œufs qui sont alors fécondés. Chaque femelle peut pondre jusqu’à 200 000 œufs par kg de son poids. Donc, plus le poisson est gros et plus il pond des œufs… plus il assure la survie de l’espèce !
Les œufs sont confiés aux courants (pélagiques). A l’éclosion, la larve (l’alevin) nage le ventre en l’air tant qu’elle possède du vitellus, c’est-à-dire la réserve nutritive de l’œuf !
Les juvéniles vivent en bancs. Ils se mélangent souvent avec d’autres espèces de même taille (mulets, daurades grises…). Les adultes vivent en petits groupes ou sont solitaires. L’été, ils longent les côtes à la recherche de leurs proies…

 

À ne pas confondre avec…

Souvent, des jeunes bars nagent en compagnie des mulets. Il n’est alors pas toujours évident de différencier ces deux espèces grises au corps allongé ! Mais, avec un peu d’attention, on remarque que le mulet a une tête massive pourvue d’une petite bouche dirigée vers le haut. Il a aussi de grosses lèvres… Son corps argenté est strié de lignes longitudinales !