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Oiseaux fragiles sur l'île de Sein

04/06/2013 Patrimoine naturel

En toute saison, l'île de Sein accueille de nombreuses espèces d'oiseaux dont certaines viennent pondre leurs œufs sur les hauts de plage de galets et les dunes. Ces oiseaux sont très sensibles au dérangement. Afin de garantir le succès de leur reproduction, entre le 1er avril et le 31 juillet, il est demandé aux promeneurs de rester sur les sentiers et de garder les chiens en laisse.

Trois espèces sensibles

Le grand gravelot

grand gravelot M.Buanic 650x488

 

L’installation du grand gravelot en tant qu’espèce nicheuse en France est récente et les premiers cas sont signalés en 1941. L’espèce est considérée comme vulnérable en période de nidification.
Nicheur rare en France avec moins de 200 couples recensés, la moitié de ces grands gravelots nichent en Bretagne, dont une vingtaine sur l’île de Sein.

L'huîtrier pie

 

En France, l’huîtrier pie se reproduit principalement en Bretagne et en Normandie. En France, il fait partie des espèces considérées comme rares en nidification. Le département du Finistère, et notamment les sites insulaires, abrite près de 35% des couples nicheurs. 2 à 3 couples d’huîtrier pie sont fidèles à l’île de Sein depuis quelques années.

La sterne naine

 

La sterne naine est considérée comme rare en France et en déclin en Europe.
L’effectif régional en 2011 était de 60-65 couples nicheurs. Chaque année, 1 à 2 couple(s) de sternes naines s’installe(nt) sur l’île de Sein.

Le dérangement, un risque pour le succès de leur reproduction

Un risque pour les œufs

Nid grand gravelot M.Buanic 650x488

La survie des oiseaux dépend de leur discrétion. Les oiseaux ne construisent pas de nids, juste parfois une ébauche tapissée d’algues séchées. Les œufs ont la couleur des galets et se confondent avec leur environnement.

Ainsi, en se promenant en haut des plages, le risque est d’écraser les œufs.

A chaque dérangement, les adultes quittent le nid. Les œufs ne sont plus couvés. Ils peuvent alors se refroidir, notamment quand il pleut.

Un risque de prédation indirecte

Lorsque leur progéniture est menacée, les parents oiseaux font tout pour dissuader l’intrus. Les sternes survolent la tête d’un touriste en criant. Les huîtriers se placent à distance en poussant de puissants cris. Les grands gravelots courent à terre, simulant parfois l’oiseau blessé, pour éloigner le prédateur. Quand les parents délaissent le nid, les œufs ou les poussins sont alors des proies idéales pour les goélands ou les corneilles, peu farouches et toujours à l’affut d’un festin.
Le faucon pèlerin peut profiter d’une panique dans la colonie d’oiseau pour attraper les moins vigilants.

Un risque de prédation directe

Les chiens constituent une menace pour ces oiseaux qui nichent au sol. La seule solution est de garder son chien en laisse.

Un risque d’abandon du site

Les parents, à force de dépenser de l’énergie pour éloigner les intrus, finissent parfois par se lasser et abandonnent le site. L’urbanisation du littoral et la forte fréquentation touristique des plages à la belle saison limitent de plus en plus les endroits favorables à la nidification de ces oiseaux.

 

Ces oiseaux sont des espèces fragiles nichant au sol et sensibles au dérangement. Leur succès de reproduction, entre le 1er avril et le 31 juillet, dépend de votre vigilance.
Cette période est très délicate et vitale pour la survie de ces espèces.
Merci de rester sur les sentiers et de garder les chiens en laisse.

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