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Inventaire des micromammifères dans l’archipel de Molène

06/01/2017

Depuis 2014, l’INRA de Rennes mène un projet d’inventaire des micromammifères non volants dans les îles de Bretagne. En 2016, l’inventaire s’est déroulé dans l’Archipel de Molène avec, entre autres, l’appui logistique et humain du Parc naturel marin d’Iroise. L’échantillonnage réalisé sur les 21 îles de l’archipel a permis de dresser une liste des espèces rencontrées et une analyse de leur répartition.

En 2014, un projet d’inventaire des micromammifères non volants des îles de Bretagne a démarré. Ce projet est porté par l’INRA de Rennes avec le soutien logistique des structures gestionnaires des îles et en association avec la communauté scientifique. L’objectif est de comparer les abondances des populations de micromammifères entre les îles et d’évaluer l’impact de la présence ou de l’absence de Rat surmulot (Rattus norvegicus). Le projet permet également d’enregistrer les évolutions des abondances de micromammifères d’une décennie à l’autre. Enfin, sur le long terme, ce suivi met en évidence les effets induits par l’éradication des rats sur ces îles.

Les micromammifères dans l’archipel de Molène

L’inventaire réalisé du 19 au 23 septembre dernier dans les îles de l’archipel de Molène a permis d’améliorer les connaissances de façon notable puisque les données étaient complètement manquantes pour 6 des 21 îles ou îlots de l’archipel : île de la Cheminée, Roc’h Hir, Lédénez Vraz et Vihan, Roelen, Litiri et Rocher jaune. Pour les 15 autres îles et îlots, les résultats se sont révélés conformes aux connaissances antérieures.
En ce qui concerne la liste des espèces rencontrées, 4 espèces de micromammifères étaient préalablement connues de l’archipel de Molène, à savoir :

  • La Musaraigne ou Crocidure des jardins (Crocidura suaveolens) ;
  • La Musaraigne ou Crocidure musette (Crocidura russula) ;
  • La Souris grise (Mus musculus) et plus précisément sa sous-espèce nommée la Souris domestique (Mus musculus domesticus) ;
  • Le Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus).

Outre les micromammifères, un Rongeur, le Rat surmulot (Rattus norvegicus), et un Lagomorphe, le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), sont actuellement les seules espèces de mammifères terrestres non volants vivant dans l’archipel de Molène, en dehors d’animaux de ferme ou de compagnie présents sur l’île de Molène et sur l’île de Quéménès.

Où les trouve-t-on ?

En termes de répartition, les espèces sont très localisées. La Souris grise se rencontre sur l’île de Molène et sur l’île de Béniguet ainsi que sur l’îlot satellite de cette dernière, le Rocher jaune. Le Mulot sylvestre vit sur l’île de Quéménès et sur des Lédénès. La présence de ces rongeurs résulte probablement d’introductions accidentelles, à une époque inconnue, peut-être en lien avec les activités agricoles.

Les répartitions des deux Musaraignes (la Crocidure musette et la Crocidure des jardins) sont particulièrement intéressantes. Les deux espèces ne sont jamais présentes ensemble sur une île à une exception près. La Crocidure musette ne se trouve qu’au centre de l’archipel, dans le groupe Molène. La Crocidure des jardins se rencontre sur les autres groupes comprenant une grande île (Bannec, Balanec, Trielen, Quéménès et Béniguet). Selon l’INRA, il est probable que la Crocidure des jardins ait déjà été présente au moment de l’insularisation des îles de l’archipel. Sa congénère, la Crocidure musette se serait établie plus tardivement sur Molène (peut-être du fait d’une introduction avec de matériaux agricoles) et elle se serait alors substituée à la Crocidure des jardins.

Un inventaire des micromammifères non volants est déjà planifié pour 2017. Il se tiendra en septembre 2017 à Ouessant.

Ont participé à l’inventaire des micromammifères dans l’archipel de Molène

 

L’Institut national de la recherche agronomique, Le Parc naturel marin d’Iroise, Bretagne Vivante, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le Parc naturel régional d’Armorique, la Ligue de protection des oiseaux, le Muséum national d’histoire naturelle, l’Université de Rennes I et l’école nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation.

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