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Bilan sur les suivis des grands dauphins et de phoques gris dans la Chaussée de Sein

20/08/2018

Espèces emblématiques de la mer d’Iroise, le phoque gris [Halichoerus grypus] et le grand dauphin [Tursiops truncantus] sont des prédateurs supérieurs inféodés à des habitats bien représentés dans le parc  marin. Parce qu’ils constituent des témoins importants de l’état du milieu marin, ces deux espèces font l’objet d’un suivi régulier par les équipes du Parc naturel marin d’Iroise, dans l’archipel de Molène et dans la chaussée de Sein.

Pour le grand dauphin, les agents, à partir de la photo-identification, déterminent l’évolution des groupes, le nombre de naissances, la dynamique de population et sa répartition. Pour le phoque gris, des comptages sont réalisés mensuellement, et depuis peu, les équipes du Parc font également de la photo-identification afin de caractériser plus précisément cette population.

Ces suivis permettent de remplir les indicateurs du tableau de bord du Parc naturel marin d’Iroise et ainsi  d’évaluer la pertinence de la politique du Parc naturel marin d’Iroise en lien avec ses objectifs de conservation inscrits dans son plan de gestion.

Les suivis réalisés en 2017, dans la chaussée de Sein, ont fait l’objet de bilans, un pour chaque espèce.

Une sédentarité accrue pour les phoques et une grande cohésion de groupe chez les dauphins

Avec un minimum de 40 phoques gris observés à chaque comptage en 2017. Les effectifs ne varient pas beaucoup au cours de l’année et cette stabilité suggère une sédentarité accrue de certains individus. Un travail de photo-identification (prise systématique de photos des individus rencontrés) confirme qu’une dizaine d’individus ainsi identifiés sont régulièrement repérés sur le site. Une situation que l’on doit à la configuration de la chaussée de Sein, un site difficilement accessible où les phoques sont moins exposés aux dérangements.

Chez le grand dauphin, le groupe de Sein  comptait 33 individus à la fin de l’été 2017. Si le groupe de grands dauphins de Molène est dispersé, celui-ci fait au contraire preuve d’une cohésion bien plus importante. Les notions de sous-groupe, voire d’individus solitaires y sont donc moins visibles et il n’est pas rare d’observer plusieurs dizaines d’individus regroupés dans certains secteur de la chaussée.

Ces deux bilans ne manquent pas de souligner que si ces deux espèces de mammifères marins sont bien établies dans cette partie du parc marin, c’est parce qu’elles y trouvent des conditions propices. Très sensibles au dérangement ces animaux ont effectivement besoin de tranquillité, qu’ils trouvent dans les secteurs peu fréquentés des abords de l’île de Sein. Toutefois, les activités anthropiques n’y sont pas non plus absentes et s’y développent même. C’est pourquoi le Parc initie cette année, un travail d’analyse des interactions entre les activités nautiques (whale watching, nautisme) et les mammifères marins. Ce travail avec les pratiquants est réalisé dans le cadre de la charte des bonnes pratiques « Guide partenaire » du Parc naturel marin d’Iroise, respectant la tranquillité de la faune sauvage.

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