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La pratique de la pêche de loisir en Iroise

La pratique de la pêche de loisir est difficile à caractériser. Pêcheur assidu, pêcheur des grandes marées, du dimanche, à pied, en bateau, en plongée..., les pratiques sont multiples. La pêche de loisir ne nécessite aucune licence ni d’être affilié à une fédération. Il est alors difficile de comptabiliser le nombre de pratiquants.
Afin de mieux connaître les pratiques, le Parc naturel marin d’Iroise a mis en œuvre une grande enquête en 2009.

Mieux connaître les pratiques

Sur une année, plus de 30 000 Finistériens ont déclaré avoir effectué au minimum une sortie de pêche récréative dans le périmètre du Parc marin, et les pêches de loisir sont aussi largement pratiquées par les personnes en séjour touristique.
Les pratiques de pêche de loisir ne sont pas considérées individuellement, mais prises en compte de manière collective. Pour cela, il est nécessaire de mieux estimer le nombre de pratiquants, de caractériser les pratiques et d’évaluer leur impact global dans les zones sensibles. Une enquête d’envergure a été menée en 2009 par le Parc naturel marin sur les pratiques de pêche de loisir des Finistériens. Selon cette étude, 13% des Finistériens déclarent avoir effectué au moins une sortie de pêche de loisir.

Les pratiques les plus populaires

En Iroise, les pratiques de pêche de loisirs les plus populaires sont :

  1. la pêche à pied (75% des pratiquants)
  2. la pêche d’un bateau (38%),
  3. la pêche du bord (20%) et
  4. la chasse sous marine (8%).

Près d’un tiers des pêcheurs de loisir finistériens ont déclaré venir dans le périmètre du Parc marin, principalement en baie de Douarnenez et en pays d’Iroise. Le niveau de prélèvement est très variable selon le niveau de pratique, et reste difficile à estimer.
Le Parc a effectué des comptages par survol lors des grandes marées afin de mieux estimer le nombre de pêcheurs à pied. L’archipel de Molène est en particulier fortement fréquenté par les pêcheurs d’ormeaux, et le retournement des blocs peut engendrer une forte diminution de la biodiversité marine en cas de non remise en place.
Toutes pratiques confondues, 59 % des pêcheurs à pied enquêtés ne connaissent pas la législation relative aux espèces qu’ils ciblent.